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Paul Friederich, l'un des fondateurs du Sho Bu Kaï en 1960 (2)

Paul Friederich médaillé d'or

Une médaille qui témoigne d’une carrière exceptionnelle.
Paul Friederich a reçu, lors de la cérémonie « Ippon d'or », la médaille d'or de la FFJDA (Fédération française de judo et disciplines associées), des mains de Bruno Guillotin, président du comité départemental de judo, pour l'ensemble de sa carrière de judoka.
Passionné d'arts martiaux, il l'est incontestablement, comme en témoignent ses états : ceinture noire 6ème dan d'aïkido, 3ème dan de judo, 1er dan de tae kwon do et professeur de yoga, on l'a encore vu tout récemment dispenser des cours de judo au gymnase du Placieux, devant un public conquis par son expérience, sa maîtrise et sa passion qu'en digne sensei, il sait, aujourd'hui comme hier, transmettre à ses élèves.
Il fallait bien la dimension de Paul Friederich pour hisser le Sho Bu Kai au niveau des plus grands clubs français. C'est - et pour que soit sauve sa modestie, nous dirons « en partie » - grâce à lui que le Sho Bu Kaï rassemble aujourd'hui pas moins de 700 membres, dont 500 de moins de 16 ans, dans ses neuf sections : le judo, l'aïkido, le karaté, le tae kwon do, le kung fu, le taï chi chuan, le nippon kempo et le yoga.
Chacun se souvient encore de ce 26 juin 2004, où le gymnase du Placieux (dojo David-Douillet) avait reçu, à l'occasion de la fête du Sho Bu Kaï, les membres fondateurs, dont plusieurs sont aujourd'hui octogénaires. Paul Friederich avait pu donner libre cours à un autre de ses talents, la parole, où dans un discours ponctué d'humour et d'émotion, il avait fait revivre la mémoire du club, avant que ne lui soit remis un cadeau symbolique qui montrait encore, si besoin en était, qu'après avoir passé le flambeau de la présidence.
Paul Friederich reste aujourd'hui un vice-président et un enseignant toujours apprécié pour son oeuvre et pour sa présence.

Ceintures noires

Paul Friederich à l'honneur
Paul Friederich a été récompensé par la médaille d’or de la FFJDA.
Cérémonie très conviviale au siège du Sho Bu Kai en l'honneur de Paul Friederich, tout récemment récompensé par la médaille d'or de la FFJDA. Entouré du comité du club, le récipiendaire s'est vu honoré par la présence de représentants de la ville de Nancy, parmi lesquels Bernard Daum, adjoint au maire délégué au Sport, Louis Jacquot, président de l'OMS et du CDOS (Comité départemental olympique et sportif), Didier Bégoin, directeur des sports, Jean-Luc Contet-Audonneau, vice-président du comité départemental de judo, Infanti Christian, du service des sports de Nancy.
Peu de personnes ont été honorées de cette distinction, justement méritée par Paul Friederich, animé à l'origine d'une idée généreuse et forte : la prévention de la petite délinquance et la réinsertion sociale par le sport.
Tout en contribuant au lancement de nombreux clubs de judo en Lorraine, à Epinal, à Saint-Dié, à Lunéville, et dans ce qui allait devenir le Grand Nancy, il fonde en 1960 le Sho Bu Kai de Nancy, qui depuis cette date n'a cessé de grandir. Et, si le judo a été l'art martial pionnier (Paul Friederich peut être fier d'avoir formé plus de 220 ceintures noires, dont 27 sont aujourd'hui diplômés d'Etat), il a été suivi par l'aikido, le karaté, et le yoga, trois autres disciplines dans lesquelles Paul Friederich excelle, et dont, estime-t-il, « la complémentarité donne sens et cohérence aux arts martiaux ».

Partager ses compétences


Aujourd'hui, le Sho Bu Kai s'est donc très naturellement ouvert à d'autres disciplines, comme le tae kwon do ou le nippon kempo.
Répondant au mot d'introduction d'Alexandre Chazal, actuel président, Paul Friederich a précisé qu'il s'agit certes « d'enseigner, d'éduquer, mais surtout de donner, de partager ses compétences. Garder pour soi ses connaissances est vanité ».

 
Cette médaille récompense ainsi plus de quarante années d'entraide et de collaboration, animées autant par une « volonté de réussir, celle du compétiteur, et une foi, celle du sage, dans l'humanité sans laquelle les hommes, les compétences et les moyens matériels ne restent qu'ordinaires ». Paul Friederich a donc saisi l'occasion pour associer et remercier tous ceux qui ont contribué à la vie du club, et sans qui, ajoute-t-il, rien n'aurait été possible.