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Paul Friederich

Paul Friederich, l’un des fondateurs du Sho Bu Kai en 1960

Paul Friederich a consacré toute sa vie aux sports, s’est distingué sur les tatamis, a oeuvré pour la jeunesse. Son nom sera donné au nouveau pôle sportif de Gentilly. Une consécration.

Impossible de résumer la vie de Paul Friederich. Trop remplie d’exploits, de  récompenses, de médailles, de titres… Tellement riche d’actions, d’enseignements, d’initiatives sur le plan sportif ou professionnel. Lui-même d’ailleurs ne parvient pas à en faire un raccourci. Sa vie est un roman. Qui mérite l’hommage que lui rendra la ville de Nancy, lorsqu’elle baptisera de son nom le nouveau pôle sportif et socio – éducatif du parc de Gentilly.

Paul, né à Metz en 1923, commence à courir dans son village de Laître -sous-Amance. L’enfant suit à l’aise les plus grands sur leur vélo. A 10 ans, c’est le foot au FC Nancy. « Je me défendais pas trop mal, mais j’étais pas une vedette ». Puis la boxe et la lutte gréco-romaine. En 1941, il participe à un cross populaire. Avec des chaussures de foot à crampons, il dépasse « avec une avance incroyable » les 250 concurrents, dont des spécialistes. Dans la foulée, il intègre un club d’athlétisme et truste les podiums régionaux.

Une vie sur le tapis

En 1945, il entre dans la police. Ses qualités sportives sont mises à contribution : il prépare physiquement les fonctionnaires de police. Paul découvre le judo. Le reste de sa vie, il le passera ensuite sur les tapis des dojos. Il devient l’assistant de Ménessier, fondateur du premier club de judo dans l’Est de la France. En même temps qu’il évolue dans son métier de policier, ses ceintures changent aussi de couleur, jusqu’au noir 6e dan OPJ et 3e dan de la fédération. Il crée les sections judo de Lunéville, Epinal, Jarville, Vandoeuvre, Saint-Max et PTT. Il s’ouvre à d’autres disciplines martiales : aïkido (6e dan), kendo, karaté (1er dan), taekwondo (1er dan), yoga… qu’il enseignera. Il partira même au Japon pour mieux s’imprégner de la philosophie des arts martiaux.

A Nancy, « j’ai été chargé par Jeunesse et Sports de former des maîtres -nageurs sauveteurs » à cette époque où le brevet n’existait pas encore.

Sa rencontre avec un juge pour enfants va entraîner cet inspecteur d’une des toutes premières brigades des mineurs de France, à s’engager socialement pour la jeunesse.

Engagement social

Le tribunal lui envoie des jeunes gens qu’il va initier aux arts martiaux dans le club qu’il a fondé en 1960, le Sho-Bu-Kaï. « On les avait sous la main. C’était de la prévention et de la réinsertion par lesport ». Paul poussait le luxe jusqu’à « les aider à trouver un emploi. On les suivait ». Fort de son expérience, il dispense des cours à l’école des éducateurs de Nancy. « Jusqu’à 70 ans, j’ai toujours eu des activités, quand elles n’étaient pas physiques, elles étaient pédagogiques ».

Voir son nom sur une salle sportive?«Une consécration»,dit-il.«Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait avec mon coeur. Et avec la motivation de permettre aux autres de s’améliorer ».

Son enseignement sur les tatamis lui a valu de recevoir, en juin 2005, une grande médaille d’or, la plus haute distinction de la Fédération française de judo et disciplines associées.

Une médaille qui témoigne d’une carrière exceptionnelle.

Paul Friederich a reçu, lors de la cérémonie « Ippon d’or », la médaille d’or de la FFJDA (Fédération française de judo et disciplines associées), des mains de Bruno Guillotin, président du comité départemental de judo, pour l’ensemble de sa carrière de judoka.

Passionné d’arts martiaux, il l’est incontestablement, comme en témoignent ses états : ceinture noire 6ème dan d’aïkido, 3ème dan de judo, 1er dan de tae kwon do et professeur de yoga.

Il fallait bien la dimension de Paul Friederich pour hisser le Sho Bu Kai au niveau des plus grands clubs français. C’est – et pour que soit sauve sa modestie, nous dirons « en partie » – grâce à lui que le Sho Bu Kai rassemble aujourd’hui pas loin de 600 licenciés dans ses dix sections : le Judo, l’Aikido, le Karate, le Taekwondo, le kung fu, le Tai chi chuan, le Nippon Kempo ,le Hapkido, le Bodytaekwondo Fitness et le Yoga.

Ceintures noires

Tout en contribuant au lancement de nombreux clubs de judo en Lorraine, à Epinal, à Saint-Dié, à Lunéville, et dans ce qui allait devenir le Grand Nancy, il fonde en 1960 le Sho Bu Kai de Nancy, qui depuis cette date n’a cessé de grandir. Et, si le judo a été l’art martial pionnier (Paul Friederich peut être fier d’avoir formé plus de 220 ceintures noires, dont 27 sont aujourd’hui diplômés d’Etat), il a été suivi par l’aikido, le karaté, et le yoga, trois autres disciplines dans lesquelles Paul Friederich excelle, et dont, estime-t-il, « la complémentarité donne sens et cohérence aux arts martiaux ».

Partager ses compétences

Aujourd’hui, le Sho Bu Kai s’est donc très naturellement ouvert à d’autres disciplines, comme le tae kwon do ou le nippon kempo.

Répondant au mot d’introduction d’Alexandre Chazal, actuel président, Paul Friederich a précisé qu’il s’agit certes « d’enseigner, d’éduquer, mais surtout de donner, de partager ses compétences. Garder pour soi ses connaissances est vanité ».

Devenu immortel

Paul Friederich connaîtra le rare privilège de voir, de son vivant, son nom donné à une construction.Il pourra se lire sur le pôle socioéducatif de Nancy.

Paul Friederich : « ça montre que je n’ai pas été oublié ».

« Ce n’est pas une finalité », concède Paul Friederich connu pour la pratique des arts martiaux, mais« j’aiavanttoutétéunéducateuretl’undespremiersmembresdesmaisonsdejeunesen1938.Onavait une pièce sur le cours Léopold, vous imaginez ». La jeunesse, il l’a toujours côtoyée. Notamment pendant sa carrière d’inspecteur de police. « On a formé la première brigade des mineurs en France à

Nancy. On faisait de la prévention, des enquêtes sociales. Pour ma part, je faisais de l’insertion par le sport et la culture. Quand j’avais des gars, je cherchais des lieux, des clubs où ils pouvaient se ressourcer. Il faut les occuper, les encadrer. Je n’ai jamais frappé personne de ma vie ».

Pas même les « durs » qu’il arrivait à amender par le dialogue, l’encadrement et le travail.

Les choses n’ont guère changé. « Pour comprendre il faut aller sur le terrain ». La réinse rtion « ce n’est pas un métier, mais un sacerdoce. J’ai réussi parfois, mais j’ai eu aussi de sacrés échecs ».

Sports de combat

Ce souci d’éduquer la jeunesse délinquante, il l’applique au sport. « J’ai débordé largement ma mission du ministère de l’Intérieur », en formant aussi les premiers maîtres nageurs de Nancy. L’athlète de haut de niveau ne s’intéresse pas seulement à la natation, mais aussi aux sports de combat. « La championnite ne m’intéresse pas, ce qui m’intéresse c’est l’homme, mais quand il devient un champion c’est mieux ». Quatre ou cinq champions de France de judo sont passés entre les mains de ce 3e dan du judo, 6e dan d’aïkido, 1er dan de Taï Kwon do et 1er dan de kung-fu.

« C’est du vent tout ça ». L’important pour Paul Friederich est d’avoir donné ce qu’il avait à partager. C’est vraisemblablement ce à quoi le conseil municipal rend hommage en donnant son nom au pôle sportif socio-éducatif de Nancy, restructuré après 12 mois de travaux. De cette consécration, Paul Friederich ne tire aucune gloire. Trop modeste. Il se contente de dire « ça montre que je n’ai pas été oublié »

Décès de Paul Friederich

C’est sans doute le dernier des très grands du judo et des arts martiaux de Nancy, qui disparaît avec Paul Friederich. Ce Messin d’origine, né le 31 janvier 1923, est à l’origine de presque tout ce qui concerne les arts martiaux sur le bassin de Nancy. En 1960, il fonde dans l’arrière-cour d’un immeuble, le Sho bu Kaï, un club qui, aujourd’hui, compte plus de six cents membres dans diverses disciplines.

Inspecteur de police à la brigade des mineurs, il avait compris que la prévention était plus utile que la répression. Il avait, d’ailleurs, terminé sa carrière de policier dans le service de prévention de la jeunesse, incitant les jeunes à faire du sport, et en particulier des arts martiaux. C’est ainsi qu’il a accueilli sur ses tatamis, des générations de jeunes, les anci ens élèves devenus parents ou grands- parents venant ensuite accompagner leurs jeunes sur le tapis pour y recevoir des conseils.

Pour Paul Friederich, les arts martiaux et en particulier le judo et l’aïkido étaient une école de vie, bien au-delà de la technique pure.

Paul Friederich fut le pionnier de l’aïkido en Lorraine et à Nancy. Toute sa vie fut consacrée à trois sports en particulier: le judo, le yoga et l’aïkido, dont il était gradé 6e dan. Mais il s’intéressait également au karaté et au taekwondo. Alors qu’il avait plus de 80 ans, il enseignait encore. Son plaisir était d’être sur le tatami avec les enfants.

Au cours de sa vie Paul Friederich a formé des milliers de judokas et des centaines de ceintures noires dans les différentes disciplines. Tous pleurent le professeur, mais également l’homme de bien et l’humaniste.

Son fils Hervé, qui a repris le flambeau, dit de lui qu’il vivait dans une sphère à part, où les mots profits et compétition dure n’existent pas.

Sa carrière a valu à Paul Friederich de multiples récompenses: médailles d’or de la Jeunesse et des Sports, et de la ville de Nancy, ainsi que des différentes fédérations d’arts martiaux. Et la dénomination d’un pôle sportif nancéien, le 23 septembre 2006.

Les obsèques de Paul Friederich ont été célébrées mercredi 3 octobre 2007à 10 h, en l’église Saint- Pierre de Nancy.


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